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Une étude dirigée par Sandrine Bourdoulous

Malgré un traitement antibiotique prompt, les maladies infectieuses causées par des bactéries pathogènes invasives, telles que Neisseria meningitidis (méningocoque), agent responsable de méningites et de chocs septiques, restent souvent mortelles ou entraînent une défaillance multi-organique, des déficiences cognitives ou des handicaps physiques. L'équipe du Dr Sandrine Bourdoulous, directrice de recherche au CNRS à l'Institut Cochin (UMR8104 CNRS / U1016 Inserm / Université Paris Descartes) a identifié une famille de composés ciblant un facteur de virulence majeur, présent dans la plupart des bactéries pathogènes. Ces molécules représentent un traitement adjuvant prometteur pour le traitement des infections invasives à méningocoque et potentiellement d'autres maladies infectieuses.

 

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Vaisseau dermal humain infecté par Neisseria meningitidis et massivement thrombosé
Vaisseau dermal humain délimité par un marquage du collagène IV en rouge, bactéries marquées en vert, thrombus en rose (plaquettes) et noyaux cellulaires en bleu.

 

Une étude dirigée par Véronique Avettand-Fenoel (équipe F.Margottin-Goguet & C.Pique)

Le génome viral intégré (forme provirale) s’installe dans les premiers mois après la contamination et constitue le moteur de l’infection à VIH.

 

 

L’existence de réservoirs cellulaires où se cachent des virus VIH « dormants » chez les patients infectés sous traitement est un obstacle majeur à l’éradication du virus. Dans une étude parue aujourd’hui dans la revue Nature Microbiologyune équipe de recherche de l’Institut Cochin (Inserm/CNRS/Université Paris Descartes) soutenue par l’ANRS et le Sidaction, et coordonnée par Morgane Bomsel, directrice de recherche CNRS, montre que, chez ces patients, des cellules de l’immunité particulières (macrophages) résidant dans les tissus du pénis, constituent de tels réservoirs cellulaires. La découverte de ce nouveau type de réservoirs dans les macrophages tissulaires pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques.

 

 

 

L'équipe de Anne Lombès et Frédéric Bouillaud, en collaboration avec des biologistes et cliniciens de 11 centres hospitalo-universitaires français, décrit l’histoire naturelle d’une maladie mitochondriale rare désignée par l’acronyme MNGIE (MyoNeuroGastroIntestinal Encephalopathy) dans un article paru en décembre dans la revue Gastroenterology. Ce travail permet d’envisager de diagnostiquer beaucoup plus tôt cette maladie très grave, afin que les traitements qui existent puissent être appliqués avant que les patients ne présentent des lésions graves et irréversibles.