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L’existence de réservoirs cellulaires où se cachent des virus VIH « dormants » chez les patients infectés sous traitement est un obstacle majeur à l’éradication du virus. Dans une étude parue aujourd’hui dans la revue Nature Microbiologyune équipe de recherche de l’Institut Cochin (Inserm/CNRS/Université Paris Descartes) soutenue par l’ANRS et le Sidaction, et coordonnée par Morgane Bomsel, directrice de recherche CNRS, montre que, chez ces patients, des cellules de l’immunité particulières (macrophages) résidant dans les tissus du pénis, constituent de tels réservoirs cellulaires. La découverte de ce nouveau type de réservoirs dans les macrophages tissulaires pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques.

 

 

 

L'équipe de Anne Lombès et Frédéric Bouillaud, en collaboration avec des biologistes et cliniciens de 11 centres hospitalo-universitaires français, décrit l’histoire naturelle d’une maladie mitochondriale rare désignée par l’acronyme MNGIE (MyoNeuroGastroIntestinal Encephalopathy) dans un article paru en décembre dans la revue Gastroenterology. Ce travail permet d’envisager de diagnostiquer beaucoup plus tôt cette maladie très grave, afin que les traitements qui existent puissent être appliqués avant que les patients ne présentent des lésions graves et irréversibles.

 Une étude dirigée par Cécile Arrieumerlou

Lors d’une infection, nos cellules sont capables de détecter les agents pathogènes

via des ʺmotifs moléculaires associés aux pathogènesʺ (PAMPs) qui sont reconnus grâce à des récepteurs de reconnaissance des pathogènes (PRRs). Cette reconnaissance enclenche des mécanismes permettant d’activer rapidement la réponse inflammatoire, et ainsi combattre l’infection. L’équipe dirigée par Cécile Arrieumerlou, en collaboration avec le laboratoire de Chimie des Biomolécules de Laurence Mulard à l’Institut Pasteur, a identifié un nouveau PAMP bactérien : l’ADP-heptose. Ce travail, publié en décembre dans le journal EMBO Reports, a permis de montrer que ce sucre bactérien, présent dans la grande majorité des bactéries à Gram négatif, est capable de déclencher une réponse inflammatoire impliquant la kinase atypique ALPK1 et la protéine TIFA.